je limiterai l’immodestie au minimum vital
je porterai mes premières bretelles
je demande la nationalité tchétchène
je ne m’avouerai pas encore vaincu
je ne connaîtrai pas mon bonheur personnellement
je m’arracherai encore des verrues plantaires au grand dam d’Hélène
j’aurai fini de construire la case qui me manque
je ferai un interminable slow avec Pierrot
je ne vous l’échangerais pour rien au monde
je remettrai la barre où je l’ai trouvée
je ne l’ai pas encore méritée mais y travaille (je ne fais que ça)
je serai aux anges dont on répare les ailes
je vois Nancy, Frédérique, Céline et Elin toutes nues
je fous la paix à ceux qui aiment la guerre
je vais faire l’amour 8 ou 9 fois, à la bonne franquette
je resterai un forcené du moi
je n’irai pas par quatre chemins jusqu’au 31 décembre
je resterai sur la brèche pour mieux m’engouffrer en moi-même
je vais perdre 71 cheveux et des poussières
je me descendrai en flammes pour mieux me monter le bourrichon
je ne bouderai pas mon ventre
je serai plein à craquer du vide qui me comble
je porterai toutes les chemises rapportées fièrement du marché par Hélène
je ferai bloc avec tout ce qui bouge
je ne convaincrai pas Hélène de faire une performance sur notre couple
je serai aphone à l’issue du « Rattachement de la Belgique au Congo »
je cotiserai toujours à MSF et Greenpeace, autruche oblige
je n’avalerai ma langue que pour la mieux vomir
je ferai avec, puisqu’il faut bien
je ne partagerai que mon avis, et pas ma femme
je resterai aux abois dans ma niche
je sauverai les apparences des griffes de la vérité
je passe de XL à XXL, l’air de rien
je mettrai mes pieds dans le plat démocratique ambiant
je ne joindrai toujours pas les deux bouts des ficelles du métier de vivre
je parlerai d’abondance, de facto et de sexe
je descendrai 365 Triple Westmalle tempérées
je ferai 34 pataquès et 11 cuirs au bas mot
je remettrai à l’heure les pendules délirantes de la foi qui rôde partout
j’aurai beau me pomponner, je ne le serai pas
j’organiserai un concours de circonstances
je reviendrai bredouille de l’ennui
je ne saurai pas si vous avez ri à ce texte-ci…car j’entends rien derrière la vitre !
je traînerai Hélène chez un mammographiste
j’oscillerai, pathétique balancier, entre érite, rancœur et conscience mauvaise
je n’irai pas aux putes pour la première fois
je chercherai la petite bête jusque dans ma tête pour l’apprivoiser
j’achèterai deux paires de Birkenstock®, modèle « Arizona », taille 44, coloris selon
stock
je laisse Hélène balayer devant ma porte
je serai la preuve vivante de ce que j’avance
je n’écouterai pas de musique
je rendrai Jean-François fou
je lancerai avec Juan les « Partouses d’artistes »
je perdrai peut-être Eckart ou Igor, mais pas Nic
je mettrai de l’eau dans le vin d’Hélène
j’écouterais bien pousser les seins de Jeanne
je mettrai une préposition devant l’article de ma mort
je passerai l’éponge sur mon miroir
je tremperai mon biscuit dans un cocktail nietzschéen, le seul qui vaille
je serai con comme un balai du XXème siècle
je pèserai mes mots doux pour entrer dans la balance de mon amour
je redorerai le blason de ceux qui n’en ont pas (faux derche !)
je dirai « Merde ! » à mon genou gauche et il me le rendra mal
je ne lésinerai pas sur les anti-dépresseurs
j’abonderai dans le sens des aiguilles de ma montre
je m’attirerai les foudres qu’il faut pour y voir clair
j’approcherai Gwendoline
je ferai une lœuvrette avec les bas résilles que je n’achèterai pas à Hélène
je resterai l’agité du bocal en pleine tempête dans un verre d’eau translucide
je m’achèterai une télé, un GSM, un Nikon numérique, une caméra digitale, un laptop,
un scanner, une clé USB et un MP3 !
j’aurai peur comme toujours d’échapper à la réalité
je n’aurai plus peur d’échapper à la réalité
j’aurai peut-être quand même encore un peu peur d’échapper à la réalité
je me rappellerai qu’à la feuille 73,je n’en étais qu’au cinquième du chemin
je cannerai des chaises avec mes racines
je ne la verrai pas passer entre vos jambes
j’organiserai des camps d’enthousiasme
je ne devrai plus me farcir le Walvis
je perds Hélène si je refais une dépression de chez grosse
je ferais bien de ne pas refaire une dépression de chez grosse
j’obtiendrai un premier « Bonjour Tonton ! » de Clara
je penserai à l’année suivante comme si j’y étais
j’apprends à ma belle-mère à distinguer les touches « delete » et « back space »
je fais quelque chose avec Angela
j’expose avec Delphine
je ne comprendrai toujours pas mon histoire de grelots
je soûlerai mes étudiants avec mes pseudo-«découvertes »
je partirais volontiers à la rencontre de l’autre (je mens)
je fuirai les ennemis qui ne me méritent pas (je plaisante)
journalistes, critiques et psychiatres se pencheront ensemble sur mon cas (je rêve)
j’expliquerai 17 fois le premier sens de « foirer »
je serai d’abord difficile, pour chasser les importuns, et ensuite cool
j’entrerai dans le Petit Robert avec mon zob (véridique !)
je me présente aux élections (authentique !)
j’insulterai davantage d’automobilistes que cette année (garanti !)
j’écraserai tout le monde au bras de fer, sauf Didier et Yvan
je n’obtiendrai pas d’Hélène de faire une fois la vaisselle
j’en aurai marre de mes voisins bridés
je verserai d’authentiques larmes irakiennes
j’aurai eu toutes les excellentes idées que ma sorcière bien-aimée me donnera
j’accepterai que l’autre n’est pas qu’une pâleversion du même (hypocrite !)
joue contre joue, Hélène et moi regarderons dans la même direction (beurk!)
j’attendrai mon heure sur le quai du temps (joli !)
olis ou pas, les seins de toutes les femmes s’appelleront pour moiAlpha et Oméga
je la perdrai à la vivre au finish
je n’oublierai pas de défragmenter régulièrement mon cortex
j’accorderai vos violons avec mon objet direct s’il vousprécède
je les aurai où vous pensez au moment voulu
je vous montrerai de quel bois Hélène me chauffe
j’aurai oublié ce à quoi je suis en train de penser àl’instant
je payerai moins de1.000 € d’impôts
j’en ferai trop, laisserai sécher, puis recommencerai
je nierai avoir frôlé le fond cet été
je prendrai la main d’Hélène dans le sac de mon bonheur
je ne croiserai pas les bras qui me manquent
je m’accrocherai de toutes mes forces à l’âge ingrat (pour lesautres !)
je m’appartiendrai encore un peu moins
je vais publier deux livres, rien que ça !
je serai dans mon assiette avec Hélène
je ferai le cuistre pour la beauté du mot
je débaptiserais à tour de bras, par quartiers entiers, si j’avaisle temps
j’enverrai de toutes les couleurs (des mails, s’entend !)
je mettrai à mal des bobards à bien des égards
je tuerai le temps en toute impunité
je n’en ferai qu’à ma tête qui adore ça
j’aurai oublié qu’il y a trop d’artistes
aser faire aimerais j’ (à lire de droite à gauche)
je réconcilie François avec les « performances »
je garderai mon calme face à l’irrationalité acharnéed’Hélène… non, jamais !
je m’appuierai sur l’impossible pour ne pas tomber dans levide (facile)
j’arriverai à 2500 contacts mail avant le 31 décembre (banal)
j’aurai le passé derrière l’avenir (nul)
je scelle une paix épileptique et définitive entre mes deux cerveaux
je serai toujours dans l’urgence, ma vraie béquille
je remplace mes voisins philippins par des Mongols autistes
je prends ma revanche sur l’idée de suicide
je chierai bio (merci Hélène)
j’aurai envie de péter
je n’aurais plus envie de péter
j’aurai de nouveau envie de péter
je trouverai facilement 12 autres femmes pour mon calendrier 2008
je ferai une croix sur ma tombe s’il le faut
je ne convaincrai pas Hélène d’avoir un cinquième chat
je déclare Bill Gates « bienfaiteur de l’humanité »
j’écris mon testament
je pulvérise l’étymologie de religion (relegere, « rassembler »)
je me dirai qu’à la feuille 146, je n’en étais qu’auxdeux cinquièmes du chemin
je ne confondrai plus Patricia et Marie-France
je me donnerai un mal fou et un bien considérable
je forgerai un usage non sexuel de « pornographie » (exemple suit)
je déchiquetterai l’Apocalypse pornographiquement (autre exemplesuit)
j’avoue, l’écran de mon ordinateur tiendra encore du miroirpornographique (fin des
exemples)
je passerai de nouveau pour un type qui a « une belle vie »
je serai en rut tel un coq en pâte
je ferai des gaffes plus élaborées
j’arriverai enfin, peut-être, à écrire « diarrhée » sans tricher
jamais, plus jamais, je ne ferai une performance si intéressée !
je resterai de marbre si le cours du marbre monte
Juifs, Corses, pédés, Noirs,musulmans, hémophiles,Liégeois,collectionneurs de tire-
bouchons, exilés et autres skinheads, je renverrai dos à dos leursidentités
compassées
jeter le bébé de mes voisins avec l’eau de leur bain turc sera unedélectation depuis le
troisième étage
je devrai me passer de Perrine dès qu’elle aura trouvé artiste plusrentable
je ne sais pas pourquoi, ce sera Hélène, et pas moi, qu’on plaindra,comme toujours
je retordrai le fil que je me serai donné à cet effet (bof)
justifier un principe par un besoin fera de moi un vrai (beauf)
jurer sur la tête de mon enfant avorté derrière mon dos il y a 26 ans luifera un effet
(bœuf)
je me redemanderai pourquoi on ne croit en moi qu’aucompte-gouttes
je ferai envie à ceux qui n’en ont pas non plus
je vends mon âme au plus offrant
je vends mon corps au moins regardant
je doublerais bien la dette du Tiers Monde
je mettrai une dernière main au cul de mes regrets
je lance l’opération 210-0506200-09 !
j’en rajouterai une couche, par principe, prudence etsuperstition
j’ânonnerai : «Faut que les choses avancent, putain ! » en guise deprière du soir
je ne craindrai pas, grâce à mon parachute artificiel, d’élever tousles débats
je tutoierai 13 fois Hélène et elle m’en tiendra rigueur
je ferai l’impossible et vice versa
je vieillirai par strates successivement ennemies
je la perdrai à déshabiller des filles qui ne me verront pas
je prends la lune avec les dents
joie et massacre seront mes maîtres mots
j’en prendrai de la graine et me planterai quand même
je déblatérerai, en vrac, l’amour, le confort, l’arrogance etla puissance (de la bêtise)
j’offrirai les calendriers invendus à mon aumônière de prison desœur
j’utiliserai encore Hélène en échange de son amour et…
je prendrai cette fois la peine de le lui annoncer !
je tuerais père et mère pour ne pas être né la tête la première
je prouverai à Hélène que l’art de la discussion, c’est commele flamand, ça peut
s’apprendre
je cohabiterai avec mon corps mais on s’ignorera encoresuperbement
j’en voudrai toujours à ceux d’entre vous quipartiraient… maintenant !
j’e violerai obstinément la loi de la relativité (générale etrestreinte) de l’humour
je me demanderai si cette performance ne vous aura pas distraits del’ACHAT des
calendriers !
je remets à zéro, dès le 1er janvier, le compteur de mes doutes
je pisserai 17 fois dans la rue
je n’en voudrai plus à Christine…dommage !
je marierai Laure… j’espère !
je viriliserai Théophile… de force !
je prendrai 3 bains et 140 douches, max
je bute le premier qui dit « ça mange pas de pain »
je mets fin au début de ma vie, péniblement
je mourrai plutôt que me couper les poils d’oreille
je n’arrêterai pas de cabotiner dans mon coin
j’en aurai pour mon art, j’en aurai pas…
je prendrai le taureau de mes fiascos par les cornes de l’oubli
je pourrais essayer de me calmer mais l’idée m’énerve déjà
je ne ferai pas les 48 ans qui m’attendent en ricanant
je m’accrocherai aux ressorts inépuisables du verbe exagérer
je la recommencerai si nécessaire
je me dirai que cette performance n’aura pas fait vendre tellementde calendriers (2ème
appel du pied !)
j’aspire les toiles d’araignée que j’ai au plafond
je survivrai à la mort d’Albert II
je presserai encore un peu plus le citron de ma liberté
j’en baverai pour tous les goûts
je n’en penserai pas moins que cette année, au contraire !
je percevrai 27.184,45 € de loyers
je commencerai par un geste gratuit par mois, puis deux, puis ferai unbilan
je laisserai le diable me tirer par la queue que j’ai si léthargique!
je tirerai les vers du nez de ma mémoire
je me dirai qu’à la feuille 219, je n’en étais qu’auxtrois cinquièmes du chemin
je viendrai à bout des « Primitifs associés »
je corrigerai des dizaines de milliers de fautes de français
je roulerai sur l’or de la vente de mes « droits de polluer enroulant en bagnole »
j’irai gauche dans le mur et droit dans mes bottes
je renonce aux haricots à effet de serre
j’irai buter la bêtise jusque dans les chiottes (je me répète, jesais)
John Lennon m’apparaîtra en rêve
je fais un calendrier sur la « ressemblance » (mon dadapoético-politique)
jailliront d’Hélène 89 suggestions géniales pour moi
je recommence la performance « Des mots à la hache »
jardiner son coquelicot sera ma contribution aux belgicismes érotiques
je ne saurai toujours pas tousser (private joke)
je n’aurai toujours pas rangé la « boutique » (private problem)
je resterai à côté de ma plaque pour y graver mon nom (privatedisaster)
je pousserai ma violence jusqu’à l’enfance des premièresinjustices
je la remettrais à plus tard si elle ne tenait qu’à moi
je ferai « quelque chose plutôt que rien » (Leibniz) avec mes 187 cadavresde pigeon
je vais recevoir le préavis de Loran, mon « stagiaire à l’œil», et ce ne sera qu’injustice !
jus (d’orange) sonnera comme j’eus (fort soif) !
je tirerai la vérité par les cheveux si elle y tient
jouir des premiers démêlés judiciaires de Chirac me dégoûtera
j’affinerai encore la différence entre l’imparfait et le passécomposé
je ne persuaderai pas Hélène du génie de Sandrine Bonaire
j’irai cracher sur Nothomb
je ne recommanderai ni mon vétérinaire à Clotilde, ni mon âme à Dieu
je la passerai comme on passe une frontière qui n’existe pas
je tirerai plus de leçons que de coups
juste pour voir, je prendrai au sérieux le mot de plaisir
je me brosserai quelque 345 fois les dents qui me restent
aloux comme je suis, Arno n’aura qu’à bien se tenir !
je n’oserai toujours pas relire mes 4 premiers « écrits »
je me ferai faire 6 ou 9 voire 12 caleçons, par Hélène (elle exagère)
je profiterai de Kyoto pour faire régner le froid et la pénombre (elleexagère)
je ferai encore du bruit, du vent, de la poussière et l’intéressant(elle exagère)
je ressemblerai encore un peu plus à mes 3 frères
je serai libre comme l’ère du soupçon
je conchierai la RTBF inlassablement
j’aurai des amis formidables
j’imposerai mon nom comme un ministre des Finances
j’épanouis au maximum ma tyrannie intellectuelle
je vole de mes propres zèles
j’espérerai toujours faire publier La Destination !
je me tatoue la langue
j’en ferai trop EXPOSANT trop
je rembourserai 22.226,88 € à la Fortis
je ne convaincrai jamais Hélène qu’on peut à raison être défiguré derage
je la passe dans un silence monacal… si elle est bissextile !
e, au sens poético-politique, restera mon pronom impersonnel préféré
japonaise ou pas, je forniquerai avec une face citron (pour les annales!)
j’aurai encore moins le temps de ne pas avoir fait ce que je feraide toute façon faute
de temps
je garderai une dépression sous le coude, au cas où
je ne dirai plus jamais que je ne savais pas
je ferai de la joie ma bonne à tout faire, même la gueule
je pleurerai le plus souvent par procuration
j’ajoute une boule à l’Atomium
je rachète 12 billets de tombola à Mélanie
je haïrai chaque jour un peu plus méchamment le directeur de la STIB
je trompe Hélène dès que j’ai une minute à moi
jeunes ou vieux, les cons m’auront à l’usure
j’enfoncerai le suppositoire du lœuvrettisme dans le culenchanté de l’art !
je me branlerai quatre, cinq fois, peut-être six, en complément de messomnifères
je ne manquerai ni de tout, ni d’idées, ni d’air
je m’y croirai comme dans du beurre
je fais 1.000 km à vélo
j’expliquerai en vain à Hélène que 100 lœuvrettes presqueparfaites valent 100 fois
mieux (mais 100 fois moins !) qu’une vraiment parfaite
jusqu’à m’octroyer la parole, je pousserail’imposture
je massacrerai mille fois plus de livres que je n’en lirai
je serai toujours « à l’essai »
je mettrai tout sur le compte des moustaches d’Hélène
je change de flèche, pas de cible
je raconterai encore 3 fois le traumatisme de la version latine
j’éconduirai les idées qui me délaissent
je me dirai qu’à la feuille 292, je n’en étais qu’auxquatre cinquièmes du chemin
je m’immole par les mots sur le bûcher des vanités qui flattent sansguérir
j’aimerai mon père jusqu’à l’absurde
je resterai hors d’atteinte quitte à rester hors jeu, la routinequoi !
j’aurai été prévenu
je plume le bec de ceux qui n’en ont pas
je falsifie ma date de péremption
je ne pense pas : je suis sûr, rime avec : je me déchaîne
joignable par GSM, moi ? Jamais !
j’aurai un bon souvenir de vous tous qui me lisez avec tantd’indulgence
je fermerai mon chapiteau quand il sera trop tard
j’hélitreuillerai Xavier au septième ciel de l’édition
je ne passerai toujours pas pour une tête (en l’air)
je m’offrirai l’une ou l’autre tête (à claque)
je la terminerai en tête (de gondole)
je logerai les 4 saisons à mon enseigne
j’apporterai 365 petits déjeuners au lit d’Hélène
je grefferai un cœur sur les lèvres tombantes
jouer à l’artiste m’amusera toujours
je serai seul à être deux sous la pluie boulevard Adolphe Max vers 18h le3 juillet
je ne sauverai aucune femme de la féroce misogynie d’Hélène
je broierai du blanc
j’enterrerai un proche
je ménagerai la chèvre de mon ego hystérique et mon bout de choud’Hélène
je m’éclaterai avant de savoir pourquoi
je ferai ma chochotte, comme elle dit
je n’arrêterai pas, je n’arrêterai rien, je n’arrêteraijamais : promis !
our après jour, je me construirai une année rétrospectivement surmesure
j’oserai enfin dire leur fait à mes amis chômeurs militants
je rirai moins de la solitude du penseur de fond en comble
uillettistes et aoûtiens voleront dans le même décor de tôles froisséespour faire rire
Hélène
je serai au moins 150 fois content de moi et ça ne m’avancera àrien
je porterai (comme ce soir !) des caleçons longs, six mois durant
je me rappellerai le prénom de Nathalie
je ferais bien l’Adam d’Ève
je n’aurai pas plus de pitié pour « les jeunes » qu’en 2006
je boufferai du curé comme jamais
je découvrirai le lundi 17 septembre à 10h10 que tout est vain, mais, à10h11, il n’y
paraîtra plus
je m’esquinterai à courir en arrière dans la dernière lignedroite
j’insupporterai autant de personnes que cette année.D’ailleurs, ce seront les mêmes !
j’arroserai le figuier de Michel dans le cœur de Denise
je mâcherai mes mots comme on ménage sa monture
je manquerai soigneusement l’occasion de m’estomper
je draguerai Pauline à la plage
Johnny restera déchu de sa belgitude
je désire tout ce que j’ai
je fais le catalogue des 117 femmes dont je suis amoureux ce soir
je répéterai inlassablement à Hélène que son pro-israélisme primairecommence à
bien faire
je me la coulerai douce…si je veux !
Julie accouchera d’une deuxième fille
je cacherai ma timidité sous un tapis d’insolence (ça marche !)
je la consacre à l’amélioration de mon flamand (c’est pourrire !)
j’offre des fleurs à Hélène préventivement (c’est moins cher!)
j’aurai tout essayé…et rien ne m’ira !
jubiler à la mort de quelqu’un, fût-il Saddam Hussein, sera le faitd’ordures
comparables
j’ouvre les yeux d’Elsa
je choquerai ma mère pour la faire craquer
je snifferai mon oxygène hebdomadaire dans les pages de Charlie Hebdo
juridiquement parlant, je ne serai toujours pas enchaîné à Hélène
j’écarterai encore un peu plus les jambes de mes limites
jouir restera pour moi un verbe difficile à conjuguer àl’impératif
je vais perdre la dent que j’ai contre les bridges
uré promis, le Darfour sera l’aîné de mes soucis
je poserai un lapin à la postérité
je présente un premier vrai dossier à un vraie commission pour un vraifilm
je monterai sur les derniers grands chevaux qui me trottent en tête
je donnerai moi-même tous les coups auxquels j’aurai ensuite raison(pigé ?)
je la passerai avec mon corps, la bête noire de ma tête de turc
je disparais dans la culture
je me remettrai de tout, au boulot et une plume dans le derrière !
juin sera mon mois de chance
je n’hésiterai plus sur le genre de « délices »
je lècherai le cul de Joëlle s’il faut refaire ici le singe pour moncalendrier 2008
je verrai dans cet exercice qui s’achève une éreintanteconfession