Peut-on collaborer par derrière ?

Oui !
C’est le seul moyen d’éviter la farce du face-à-face enrichissant, l’œcuménisme souriant des points de vue, les longs bâillements démocratiques. Ah ! si tous les gars du monde voulaient se montrer le derrière… celui des femmes impolies aussi, pourvu qu’il rebondisse, allèche, convoque, réquisitionne… Le derrière est le siège de l’arbitraire, son propre centre de gravité, trop physique pour transiger, trop rond pour donner prise, trop gros pour lui tout seul. Cette posture arriérée explique ma collaboration :
- avec François de Coninck et Guido Vermeulen pour « Suivez la flèche ! » (2000) ,
- avec le collectif MéTAmorphoZ (2003 et 2005),
- avec François de Coninck et Dries Meddens pour Marcel (2005),
- avec Layla Nabulsi pour « Né pour n’être » (2005),
- au Premier OFF du livre de Bruxelles et à sa Performance de presse (2008),
- à «Bruxelles, ville des mots» (2009)
- à l'opération Mort au pilon! (2009)
et mon apparition incongrue dans :
- plusieurs films inclassables de Boris Lehman,
- un film poétique d'Isabelle Wuilmart,
- Les filles en orange de Yaël André,
- L'idée d'honorer le nord d'Alain Géronnez,
- Drama House d'Alexandra Dementevia,
- Ca rime et ça rame comme tartine et boterham d'Isabelle Dierckx
- Sac de noeuds d'Eve Duchemin
- des vidéos idiotes de Juan d'Oultremont, comme Notre minute santé, Jungle Jésus, Néanderthal Maurice n°1, Merci de votre générosité!, Sentence philosophique n°002, Maurice et Popo participent à un casting, Sentence philosophique n°006 ou Bruno Jésus,
- la Revue instantanée de Charlie Degotte au Pathé Palace,
- Coquilles d'eux de Loïc Carrera
et ma convocation de quelques artistes cruellement belges pour :
«Toute cruauté est-elle bonne à dire ?» (2009)
